Tests

 

Je ne compte pas faire l’inventaire de tous les tests existants mais présenter ceux qui me paraissent utiles en psychologie scolaire. Je ne prétends pas donner des informations suffisantes pour les connaître. Je veux juste apporter le minimum d’explications pour que les stagiaires sachent de quoi il s’agit le jour où ils observent la passation de ces tests.

 

Les tests d’évaluation du fonctionnement cognitif et instrumental

 

La plupart des tests utilisent le même principe de notation : la note brute est traduite en note standard en tenant compte de l’âge de l’enfant. Une note standard de 10 est considérée comme normale. Un écart type correspond à trois points. Les notes d’indice ou de sous-QI sont exprimées avec une moyenne à 100 qui est aussi une médiane : lorsqu’un enfant obtient une note de 100, la moitié des enfants de son âge réussissent mieux tandis que l’autre moitié réussit moins bien. Les écarts types correspondent à 15 points. Ainsi, le niveau est considéré comme normal si les notes sont comprises entre 85 et 115 (entre – 1 et + 1 écart type).

 

Le WISC est un test psychométrique destiné à calculer le niveau intellectuel d’un enfant. Mais il peut donner bien d’autres renseignements et mettre sur la piste d’un diagnostic de trouble d’apprentissage ou instrumental. WISC signifie Wechsler Intelligence Scale for Children, du nom du concepteur des premières versions du test.

 

Le WISC ne sert pas à mesurer un niveau d’âge mental, ni même un QI à proprement parlé. Le terme QI est conservé par commodité car il renvoie à un concept généralement compris : une note pour le niveau d’intelligence. Le WISC établit le rang de l’enfant au sein d’un groupe d’enfants du même âge (sur une tranche d’âge de 4 mois). Le WISC s’adresse aux enfants de 6 à 17 ans (moins un jour).



Dans la version actuelle, le WISC  IV, on trouve les épreuves suivantes :



Pour calculer l’Indice de Compréhension Verbale :

 

* « Similitudes » est une épreuve de logique et catégorisation où l’enfant doit dire en quoi deux mots se ressemblent, pourquoi ils sont un peu pareils, quel est leur point commun.


* « Vocabulaire » : l’enfant doit définir des mots.


* Compréhension : l’enfant doit répondre à des questions qui portent sur ce qu’il se passe autour de lui et les relations sociales.



Ces trois notes servent à calculer l’ICV. Deux autres épreuves facultatives complètent cette catégorie :


* « Information » évalue les connaissances générales et la culture de l’enfant.


* « Raisonnement verbal » est une épreuve de devinettes. Elle permet entre autre de se faire une idée sur la mémoire de travail et l’attention de l’enfant.



Pour calculer l’Indice de Raisonnement Perceptif :


* « Cubes » est une épreuve de structuration spatiale où il s’agit de reproduire des modèles avec des cubes qui présentent des faces unies ou bicolores séparées en deux par une diagonale.


* « Identification de concepts » est une épreuve de catégorisation où il faut trouver les deux images qui vont ensemble en ne choisissant qu’une image par ligne. Ensuite, trois images doivent être appariées, avec trois lignes de 3 ou 4 images chacune. Cette épreuve est plus complexe que l’épreuve « Similitudes » car elle demande de passer en revue et d’analyser toutes les images, d’inhiber certaines associations qui paraissent évidentes, d’envisager d’autres associations lorsque deux images ne peuvent être associées à une troisième sans persévérer dans une réponse erronée, de réfléchir avant de répondre et de contrôler son impulsivité. Les capacités d’inhibition et de flexibilité mentale sont donc très sollicitées par cette épreuve. Elle peut être échouée également chez les enfants pour lesquels le balayage visuel est problématique (en cas de dyslexie par exemple).


* « Matrices » est une épreuve qui fait un peu la synthèse des deux premières. Elle évalue les capacités logiques et de catégorisation de l’enfant ainsi que sa capacité à se repérer dans l’espace. Certains items concernent des positionnements ou des déplacements dans l’espace.


Ces trois notes servent à calculer l’IRP. Une autre épreuve facultative complète cette catégorie :


* « Complètement d’images » : l’enfant a 20 secondes pour trouver ce qu’il manque sur chaque image.



Pour calculer l’Indice de Mémoire de travail :


* « Mémoire des chiffres » est divisée en deux parties : une première partie où l’enfant doit répéter des suites de chiffres de plus en plus longues entendues une seule fois chacune. La deuxième partie évalue plus particulièrement la mémoire de travail car il faut répéter les chiffres dans le sens inverse de celui où ils ont été présentés. Il faut mémoriser et réfléchir, ce qui définit la mémoire de travail.


* « Séquences lettres-chiffres » consiste à répéter des lettres et des chiffres selon une consigne précise.


Ces deux notes servent à calculer l’IMT. Une autre épreuve facultative complète cette catégorie :


* « Arithmétiques » est une épreuve de calcul mental à partir d’énoncés oraux de problèmes dont il faut mémoriser les données afin de les utiliser dans des calculs.



Pour calculer l’Indice de Vitesse de Traitement :


* « Code » : en deux minutes, l’enfant doit recopier le plus possible de signes en tenant compte d’un modèle d’association : à chaque signe doit être associé un dessin particulier. Cinq modèles différents pour les enfants de 6 à moins de 8 ans et neuf modèles à partir de 8 ans.


* « Symboles » : l’enfant doit comparer des dessins et dire s’il y en a deux qui sont identiques sur chaque ligne. Il doit en réussir le plus possible en deux minutes.


Ces deux notes servent à calculer l’IVT. Une autre épreuve facultative complète cette catégorie :


* « Barrage » est une épreuve d’attention visuelle : l’enfant doit barrer le plus possible de dessins d’animaux sur une page remplie de dessins dispersés (45 secondes pour cette première partie) puis sur une page où les dessins sont rangés de façon linéaire (encore 45 secondes).



Si les notes ne sont pas trop hétérogènes à l’intérieur d’un indice (environ 4 points d’écart entre une note et la moyenne des notes), et si les notes d’indice ne sont pas trop dispersées, il est possible de calculer le QI total.

 

Pour en savoir plus sur l’historique du test, les différentes épreuves, la fiabilité, voir le livre de Jacques GREGOIRE « L’examen clinique de l’intelligence de l’enfant : fondements et pratique du WISC IV », Mardaga 2006.

 

 

La WPPSI, Wechsler Pre Pupil Scale for Intelligence, est l’équivalent du WISC pour les enfants de moins de 7 ans et 3 mois. Il propose une version très succincte pour les plus jeunes, de 2 ans et demi à 4 ans (moins un jour) et une deuxième version pour ceux de 4 à 7 ans 3 mois (moins un jour). Les épreuves sont identiques à celles du WISC mais pas toujours réparties de la même façon : certaines sont facultatives dans le WISC et obligatoires dans la WPPSI et inversement. Les épreuves de mémoire de travail n’existent pas. Seule l’épreuve « Raisonnement verbal » permet de se faire une idée des capacités de mémoire de travail de l’enfant.

 

Dans la version actuelle, la WPPSI  III, on trouve les épreuves suivantes :

 

Pour calculer le QI Verbal :


* « Information »

* « Vocabulaire »

* « Raisonnement verbal »


Ces trois notes servent à calculer le QIV. Deux autres épreuves facultatives complètent cette catégorie :

* « Similitudes »

* « Compréhension de situations »



Pour calculer le QI de Performance :


* « Cubes »  

* « Matrices »

* « Identification de concepts »


Ces trois notes servent à calculer le QIP. Deux autres épreuves facultatives complètent cette catégorie :


* « Complètement d’objets »

* « Assemblage d’objets » est une épreuve d’assemblage, sous forme de puzzles sans modèle.

 

Pour calculer le Quotient de Vitesse de Traitement :


* « Symboles »

* « Code »

 

Cette échelle propose également deux épreuves facultatives de vocabulaire pour calculer une Note Composite de Langage :

 

* « Compréhension de mots » : l’enfant doit désigner l’image qui correspond à l’énoncé, parmi quatre images.

* « Dénomination d’images » : l’enfant doit nommer les objets présentés sur des images.

 

 

D’autres tests renseignent sur le niveau intellectuel et les fonctions cognitives tels que le K-ABC, les EDEI-R, la NEMI. A chaque psychologue de choisir les outils qui lui conviennent le mieux. En France, les tests le plus couramment utilisés et reconnus pour l’évaluation de l’intelligence sont ceux de Wechsler, WISC et WPPSI.

 

 

La NEPSY est un test de neuropsychologie qui s’adresse aux enfants de 3 à moins de 5 ans et dans une partie plus complète, aux enfants de 5 à moins de 13 ans. Avec un enfant de plus de 5 ans, il faut compter au moins deux heures pour la passation de base (les 14 épreuves nécessaires au calcul des indices) mais il apporte des informations très intéressantes. Il permet d’évaluer les compétences dans cinq domaines :



L’attention et les fonctions exécutives :


* «Tour » teste les fonctions exécutives, c'est-à-dire la capacité à planifier, organiser son raisonnement pour résoudre un problème qui nécessite plusieurs étapes. Il s’agit de déplacer des boules de couleurs différentes sur des barres verticales pour obtenir le même arrangement que sur le modèle.


* « Attention auditive » est une épreuve qui évalue l’attention sélective (la capacité à sélectionner une information parmi d’autres qui sont inutiles) et l’attention soutenue (la capacité à rester concentré sans penser à autre chose).


* « Attention visuelle » évalue l’attention sélective sur la modalité visuelle (sélection de certains dessins parmi de nombreux autres dessins).

 

D’autres épreuves sont facultatives et n’entrent pas dans le calcul de la note totale d’attention :


* « Statue » permet d’évaluer la capacité à résister à la distraction : L’enfant doit maintenir une position, yeux fermés, pendant plusieurs minutes, malgré des bruits volontairement provoqués à côté de lui.



Le langage :


* « Processus phonologiques » évalue les capacités des enfants sur le plan phonologique : entendre un son dans un mot, supprimer un phonème (un son ; par exemple, « le » dans le mot « asile »), échanger une syllabe ou un phonème d’un mot, par un autre.


* « Dénomination rapide » consiste à dénommer le plus rapidement possible une série de figures géométriques pour lesquelles il faut donner la forme (carré ou rond), la taille (petit ou grand) et la couleur (parmi quatre couleurs connues).


* « Compréhension de consignes » consiste à désigner des figures géométriques en respectant les critères et l’ordre précisés dans la consigne.


Epreuves facultatives :


* « Répétition de pseudos-mots » consiste à répéter des mots qui n’existent pas, tels que « clapseuski ».


* « Fluidité verbale » consiste à trouver en une minute, le plus possible de mots d’un même champ sémantique (les animaux …) puis de mots commençant par la même lettre.


* « Dénomination des parties du corps » évalue la connaissance du vocabulaire relatif au corps. C’est une épreuve réservée aux plus jeunes.



Les fonctions sensorimotrices :


* « Tapping » évalue la programmation des gestes, la capacité à automatiser des séries de gestes avec les doigts.


* « Imitation de positions de mains » évalue la capacité à reproduire des positions avec la main en prenant modèle sur la main de l’examinateur.


* « Précision visuo-motrice » consiste à tracer rapidement un parcours sinueux entre deux lignes qu’il ne faut pas dépasser.


Epreuves facultatives :

* « Distinction des doigts » est une épreuve de perception tactile. Il s’agit de montrer les doigts qui viennent d’être touchés par l’examinateur.

  

Le traitement visuo-spatial :


* « Copie de figures » consiste à reproduire des dessins et figures géométriques de plus en plus complexes. Elle évalue la perception visuelle, la structuration spatiale et la maîtrise graphique.


* « Flèches » consiste à imaginer le trajet de flèches et pouvoir dire quelles sont celles qui se dirigent vers le milieu de la cible.

 

Epreuves facultatives :


* « Cubes » consiste à reproduire à l’aide de cubes unicolores, des constructions en trois dimensions.

* « Orientation » permet d'évaluer la perception des déplacements sur une carte simple.

  

La mémoire :


* « Mémoire des visages » évalue la mémoire visuelle, avec un rappel immédiat et différé (30 minutes plus tard).


* « Mémoire des prénoms » consiste à mémoriser le prénom d’enfants présentés sous forme d’images. Après plusieurs essais consécutifs, un rappel a lieu 30 minutes plus tard.


* « Mémoire narrative » consiste à écouter une histoire puis à en rappeler les événements et les détails.

 

Epreuves facultatives :


* « Répétition de phrases » consiste à écouter des phrases et à les répéter mot à mot.

  

Le test propose 29 épreuves, je n’ai détaillé ici que celles qui me paraissent les plus intéressantes.

 

 

Le TEA-Ch est un test d’évaluation de l’attention. Les scores sont exprimés en rang percentile : par exemple, un enfant qui a un résultat de 55 fait partie des 45 % des meilleurs de sa tranche d’âge, 55 % des enfants de son âge réussissent moins bien.



Ce test évalue :


L’attention sélective :


* « Recherche dans le ciel » : il s’agit d’entourer toutes les paires de dessins identiques parmi des paires de dessins différents.


* « Carte géographique » : il faut entourer des signes sur une carte topographique. Il faut en trouver le plus possible en une minute. 



L’attention soutenue :


* « Coups de fusil » : il s’agit de compter des coups sonores sans compter sur ses doigts ou à haute voix.


* « Transmission de codes » : l’enfant entend des chiffres pendant plus d’un quart d’heure. A chaque fois qu’il entend deux fois le chiffre 5 à la suite, il doit me dire quel chiffre précédait les deux 5.

  

L’attention partagée :


* « Faire deux choses à la fois » : l’enfant doit entourer des cibles visuelles (épreuve « Recherche dans le ciel » qu’il a déjà passée) et en même temps compter les coups sonores (épreuve « Coups de fusil » qu’il a déjà passée aussi).


* « Ecouter deux choses à la fois » : l’enfant doit écouter des informations (genre journal télévisé), y repérer le nom d’un animal et en même temps, compter les coups de fusils (épreuve qu’il a déjà passée deux fois, seule ou associée).

 

Le contrôle attentionnel :


* « Les petits hommes verts » : l’enfant doit compter des petits personnages que je lui désigne du doigt sur un chemin. Lorsqu’il rencontre une flèche, il doit adapter sa façon de compter au sens de la flèche, après avoir prononcé le sens de comptage. Par exemple, il va dire « 1, 2, 3, 4,  A l’envers, 3, 2,  A l’endroit, 3, 4, 5, 6,  A l’envers, 5, 4 ».


* « Marche-Arrête » : l’enfant doit écouter des signaux qui lui indiquent qu’il doit barrer une trace de pas. Il barre ainsi un certain nombre de pas, nombre plus ou moins important selon les parties. Lorsqu’il entend le signal aussitôt suivi d’un autre plus fort, il doit stopper son geste et se retenir de tracer le dernier trait.


* « Mondes contraires » : l’enfant doit lire une suite de chiffres. Lorsqu’on est dans le monde à l’endroit, il doit désigner le chiffre qu’il voit (1 ou 2). Dans le monde à l’envers, il doit dire 1 lorsqu’il voit le 2 et inversement.



 

Le CMS est un test de mémoire qui s’adresse aux enfants de 5 à 8 ans (première partie) et de 9 à 16 ans (deuxième partie du test). Pour la plupart des épreuves, la mémorisation est évaluée aussitôt après la présentation des éléments à mémoriser puis en différé, une trentaine de minutes plus tard, pour vérifier la persistance en mémoire. 


* « Localisation de points » est une épreuve de mémoire spatiale.


* « Histoire » est une épreuve de mémoire auditive sémantique. Il s’agit de retenir et rappeler le plus d’éléments de deux très courtes histoires, dans l’immédiat et en différé. Enfin, une troisième partie consiste à répondre à des questions qui testent si l’enfant « reconnaît » des détails et des événements comme faisant partie ou non des deux histoires qu’on lui avait présentées.


* « Reconnaissance de visages » est une épreuve de mémoire visuelle.


* « Mots couplés » est une épreuve de mémoire auditive associative. Il s’agit de retenir des groupes de deux mots. Dans un premier temps, il s’agit de pouvoir dire à quel mot était associé le mot prononcé par l’examinateur. Ensuite, l’enfant doit rappeler le plus possible de groupes de deux mots. Les scores de ces deux parties d’épreuves donnent une note de rappel immédiat. La mémorisation est ensuite évaluée une demi-heure plus tard. C’est la note de rappel différé. Enfin, une dernière épreuve consiste à dire si oui ou non des groupes de deux mots faisait partie de la liste de l’épreuve initiale. C’est la note de reconnaissance différée.


* « Mémoire des chiffres » est une épreuve de mémoire immédiate et de mémoire de travail. Elle consiste à répéter des suites de chiffres dans l’ordre puis dans une deuxième partie de l’épreuve, en sens inverse.


* « Séquences » est une épreuve de concentration et de mémoire de travail. Elle consiste à réciter le plus vite possible des suites (alphabet dans l’ordre puis dans l’ordre inverse, les jours de la semaine et les mois de l’année dans l’ordre puis dans l’ordre inverse, les nombres de 0 à 40 en comptant de 4 en 4…).

 

D'autres épreuves sont facultatives.



Ces différentes épreuves permettent de calculer des notes pour chaque type de mémoire :

 

Mémoire visuelle immédiate

Mémoire visuelle différée

 

Mémoire verbale immédiate

Mémoire verbale différée

 

Mémoire générale 

 

Attention/concentration 

Apprentissage (mise en mémoire) 

 

Reconnaissance différée 



 

Le WCST, le Wisconsin Cards Sorting Test, le test de classement des cartes du Wisconsin est une épreuve qui évalue les fonctions exécutives en fonction de la capacité de l’enfant à choisir la bonne stratégie et à en changer lorsque cela devient nécessaire. Il s’agit de classer des cartes selon des critères qui ne sont pas énoncés explicitement et qui varient : même forme, même couleur ou même quantité de dessins. En fonction du commentaire de l’examinateur (« oui » ou « non » selon que le critère de classement est le bon), l’enfant doit trouver le critère adéquat. Lorsqu’il a classé les cartes correctement un certain nombre de fois, le critère de classement est modifié sans qu’il en soit prévenu. A lui de s’adapter pour comprendre que le classement a été modifié et découvrir le nouveau critère d’appariement.

  

 

L’EVAC est un test qui évalue si l’enfant a plus d’aisance avec le traitement séquentiel ou simultané. Il regroupe des épreuves de phonologie, d’inférences, de devinettes et de repérage spatial.


 

De très nombreuses épreuves complètent cet échantillon pour tester les compétences psychomotrices, l’écriture, le langage… et sont disponibles chez l’éditeur ECPA : http://www.ecpa.fr/default.asp


Pour commander certains tests strictement réservés aux psychologues, tels que le WISC, cet éditeur réclame une photocopie du diplôme de psychologue lors de la première commande.

La plupart des tests utilisent le même principe de notation : la note brute est traduite en note standard en tenant compte de l’âge de l’enfant. Une note standard de 10 est considérée comme normale. Un écart type correspond à trois points. Les notes d’indice ou de sous-QI sont exprimées avec une moyenne à 100 qui est aussi une médiane : lorsqu’un enfant obtient une note de 100, la moitié des enfants de son âge réussissent mieux tandis que l’autre moitié réussit moins bien. Les écarts types correspondent à 15 points. Ainsi, le niveau est considéré comme normal si les notes sont comprises entre 85 et 115 (entre – 1 et + 1 écart type).

 

Le WISC est un test psychométrique destiné à calculer le niveau intellectuel d’un enfant. Mais il peut donner bien d’autres renseignements et mettre sur la piste d’un diagnostic de trouble d’apprentissage ou instrumental. WISC signifie Wechsler Intelligence Scale for Children, du nom du concepteur des premières versions du test.

 

Le WISC ne sert pas à mesurer un niveau d’âge mental, ni même un QI à proprement parlé. Le terme QI est conservé par commodité car il renvoie à un concept généralement compris : une note pour le niveau d’intelligence. Le WISC établit le rang de l’enfant au sein d’un groupe d’enfants du même âge (sur une tranche d’âge de 4 mois). Le WISC s’adresse aux enfants de 6 à 17 ans (moins un jour).



Dans la version actuelle, le WISC  IV, on trouve les épreuves suivantes :



Pour calculer l’Indice de Compréhension Verbale :

 

* « Similitudes » est une épreuve de logique et catégorisation où l’enfant doit dire en quoi deux mots se ressemblent, pourquoi ils sont un peu pareils, quel est leur point commun.


* « Vocabulaire » : l’enfant doit définir des mots.


* Compréhension : l’enfant doit répondre à des questions qui portent sur ce qu’il se passe autour de lui et les relations sociales.



Ces trois notes servent à calculer l’ICV. Deux autres épreuves facultatives complètent cette catégorie :


* « Information » évalue les connaissances générales et la culture de l’enfant.


* « Raisonnement verbal » est une épreuve de devinettes. Elle permet entre autre de se faire une idée sur la mémoire de travail et l’attention de l’enfant.



Pour calculer l’Indice de Raisonnement Perceptif :


* « Cubes » est une épreuve de structuration spatiale où il s’agit de reproduire des modèles avec des cubes qui présentent des faces unies ou bicolores séparées en deux par une diagonale.


* « Identification de concepts » est une épreuve de catégorisation où il faut trouver les deux images qui vont ensemble en ne choisissant qu’une image par ligne. Ensuite, trois images doivent être appariées, avec trois lignes de 3 ou 4 images chacune. Cette épreuve est plus complexe que l’épreuve « Similitudes » car elle demande de passer en revue et d’analyser toutes les images, d’inhiber certaines associations qui paraissent évidentes, d’envisager d’autres associations lorsque deux images ne peuvent être associées à une troisième sans persévérer dans une réponse erronée, de réfléchir avant de répondre et de contrôler son impulsivité. Les capacités d’inhibition et de flexibilité mentale sont donc très sollicitées par cette épreuve. Elle peut être échouée également chez les enfants pour lesquels le balayage visuel est problématique (en cas de dyslexie par exemple).


* « Matrices » est une épreuve qui fait un peu la synthèse des deux premières. Elle évalue les capacités logiques et de catégorisation de l’enfant ainsi que sa capacité à se repérer dans l’espace. Certains items concernent des positionnements ou des déplacements dans l’espace.


Ces trois notes servent à calculer l’IRP. Une autre épreuve facultative complète cette catégorie :


* « Complètement d’images » : l’enfant a 20 secondes pour trouver ce qu’il manque sur chaque image.



Pour calculer l’Indice de Mémoire de travail :


* « Mémoire des chiffres » est divisée en deux parties : une première partie où l’enfant doit répéter des suites de chiffres de plus en plus longues entendues une seule fois chacune. La deuxième partie évalue plus particulièrement la mémoire de travail car il faut répéter les chiffres dans le sens inverse de celui où ils ont été présentés. Il faut mémoriser et réfléchir, ce qui définit la mémoire de travail.


* « Séquences lettres-chiffres » consiste à répéter des lettres et des chiffres selon une consigne précise.


Ces deux notes servent à calculer l’IMT. Une autre épreuve facultative complète cette catégorie :


* « Arithmétiques » est une épreuve de calcul mental à partir d’énoncés oraux de problèmes dont il faut mémoriser les données afin de les utiliser dans des calculs.



Pour calculer l’Indice de Vitesse de Traitement :


* « Code » : en deux minutes, l’enfant doit recopier le plus possible de signes en tenant compte d’un modèle d’association : à chaque signe doit être associé un dessin particulier. Cinq modèles différents pour les enfants de 6 à moins de 8 ans et neuf modèles à partir de 8 ans.


* « Symboles » : l’enfant doit comparer des dessins et dire s’il y en a deux qui sont identiques sur chaque ligne. Il doit en réussir le plus possible en deux minutes.


Ces deux notes servent à calculer l’IVT. Une autre épreuve facultative complète cette catégorie :


* « Barrage » est une épreuve d’attention visuelle : l’enfant doit barrer le plus possible de dessins d’animaux sur une page remplie de dessins dispersés (45 secondes pour cette première partie) puis sur une page où les dessins sont rangés de façon linéaire (encore 45 secondes).



Si les notes ne sont pas trop hétérogènes à l’intérieur d’un indice (environ 4 points d’écart entre une note et la moyenne des notes), et si les notes d’indice ne sont pas trop dispersées, il est possible de calculer le QI total.

 

Pour en savoir plus sur l’historique du test, les différentes épreuves, la fiabilité, voir le livre de Jacques GREGOIRE « L’examen clinique de l’intelligence de l’enfant : fondements et pratique du WISC IV », Mardaga 2006.

 

 

La WPPSI, Wechsler Pre Pupil Scale for Intelligence, est l’équivalent du WISC pour les enfants de moins de 7 ans et 3 mois. Il propose une version très succincte pour les plus jeunes, de 2 ans et demi à 4 ans (moins un jour) et une deuxième version pour ceux de 4 à 7 ans 3 mois (moins un jour). Les épreuves sont identiques à celles du WISC mais pas toujours réparties de la même façon : certaines sont facultatives dans le WISC et obligatoires dans la WPPSI et inversement. Les épreuves de mémoire de travail n’existent pas. Seule l’épreuve « Raisonnement verbal » permet de se faire une idée des capacités de mémoire de travail de l’enfant.

 

Dans la version actuelle, la WPPSI  III, on trouve les épreuves suivantes :

 

Pour calculer le QI Verbal :


* « Information »

* « Vocabulaire »

* « Raisonnement verbal »


Ces trois notes servent à calculer le QIV. Deux autres épreuves facultatives complètent cette catégorie :

* « Similitudes »

* « Compréhension de situations »



Pour calculer le QI de Performance :


* « Cubes »  

* « Matrices »

* « Identification de concepts »


Ces trois notes servent à calculer le QIP. Deux autres épreuves facultatives complètent cette catégorie :


* « Complètement d’objets »

* « Assemblage d’objets » est une épreuve d’assemblage, sous forme de puzzles sans modèle.

 

Pour calculer le Quotient de Vitesse de Traitement :


* « Symboles »

* « Code »

 

Cette échelle propose également deux épreuves facultatives de vocabulaire pour calculer une Note Composite de Langage :

 

* « Compréhension de mots » : l’enfant doit désigner l’image qui correspond à l’énoncé, parmi quatre images.

* « Dénomination d’images » : l’enfant doit nommer les objets présentés sur des images.

 

 

D’autres tests renseignent sur le niveau intellectuel et les fonctions cognitives tels que le K-ABC, les EDEI-R, la NEMI. A chaque psychologue de choisir les outils qui lui conviennent le mieux. En France, les tests le plus couramment utilisés et reconnus pour l’évaluation de l’intelligence sont ceux de Wechsler, WISC et WPPSI.

 

 

La NEPSY est un test de neuropsychologie qui s’adresse aux enfants de 3 à moins de 5 ans et dans une partie plus complète, aux enfants de 5 à moins de 13 ans. Avec un enfant de plus de 5 ans, il faut compter au moins deux heures pour la passation de base (les 14 épreuves nécessaires au calcul des indices) mais il apporte des informations très intéressantes. Il permet d’évaluer les compétences dans cinq domaines :



L’attention et les fonctions exécutives :


* «Tour » teste les fonctions exécutives, c'est-à-dire la capacité à planifier, organiser son raisonnement pour résoudre un problème qui nécessite plusieurs étapes. Il s’agit de déplacer des boules de couleurs différentes sur des barres verticales pour obtenir le même arrangement que sur le modèle.


* « Attention auditive » est une épreuve qui évalue l’attention sélective (la capacité à sélectionner une information parmi d’autres qui sont inutiles) et l’attention soutenue (la capacité à rester concentré sans penser à autre chose).


* « Attention visuelle » évalue l’attention sélective sur la modalité visuelle (sélection de certains dessins parmi de nombreux autres dessins).

 

D’autres épreuves sont facultatives et n’entrent pas dans le calcul de la note totale d’attention :


* « Statue » permet d’évaluer la capacité à résister à la distraction : L’enfant doit maintenir une position, yeux fermés, pendant plusieurs minutes, malgré des bruits volontairement provoqués à côté de lui.



Le langage :


* « Processus phonologiques » évalue les capacités des enfants sur le plan phonologique : entendre un son dans un mot, supprimer un phonème (un son ; par exemple, « le » dans le mot « asile »), échanger une syllabe ou un phonème d’un mot, par un autre.


* « Dénomination rapide » consiste à dénommer le plus rapidement possible une série de figures géométriques pour lesquelles il faut donner la forme (carré ou rond), la taille (petit ou grand) et la couleur (parmi quatre couleurs connues).


* « Compréhension de consignes » consiste à désigner des figures géométriques en respectant les critères et l’ordre précisés dans la consigne.


Epreuves facultatives :


* « Répétition de pseudos-mots » consiste à répéter des mots qui n’existent pas, tels que « clapseuski ».


* « Fluidité verbale » consiste à trouver en une minute, le plus possible de mots d’un même champ sémantique (les animaux …) puis de mots commençant par la même lettre.


* « Dénomination des parties du corps » évalue la connaissance du vocabulaire relatif au corps. C’est une épreuve réservée aux plus jeunes.



Les fonctions sensorimotrices :


* « Tapping » évalue la programmation des gestes, la capacité à automatiser des séries de gestes avec les doigts.


* « Imitation de positions de mains » évalue la capacité à reproduire des positions avec la main en prenant modèle sur la main de l’examinateur.


* « Précision visuo-motrice » consiste à tracer rapidement un parcours sinueux entre deux lignes qu’il ne faut pas dépasser.


Epreuves facultatives :

* « Distinction des doigts » est une épreuve de perception tactile. Il s’agit de montrer les doigts qui viennent d’être touchés par l’examinateur.

  

Le traitement visuo-spatial :


* « Copie de figures » consiste à reproduire des dessins et figures géométriques de plus en plus complexes. Elle évalue la perception visuelle, la structuration spatiale et la maîtrise graphique.


* « Flèches » consiste à imaginer le trajet de flèches et pouvoir dire quelles sont celles qui se dirigent vers le milieu de la cible.

 

Epreuves facultatives :


* « Cubes » consiste à reproduire à l’aide de cubes unicolores, des constructions en trois dimensions.

* « Orientation » permet d'évaluer la perception des déplacements sur une carte simple.

  

La mémoire :


* « Mémoire des visages » évalue la mémoire visuelle, avec un rappel immédiat et différé (30 minutes plus tard).


* « Mémoire des prénoms » consiste à mémoriser le prénom d’enfants présentés sous forme d’images. Après plusieurs essais consécutifs, un rappel a lieu 30 minutes plus tard.


* « Mémoire narrative » consiste à écouter une histoire puis à en rappeler les événements et les détails.

 

Epreuves facultatives :


* « Répétition de phrases » consiste à écouter des phrases et à les répéter mot à mot.

  

Le test propose 29 épreuves, je n’ai détaillé ici que celles qui me paraissent les plus intéressantes.

 

 

Le TEA-Ch est un test d’évaluation de l’attention. Les scores sont exprimés en rang percentile : par exemple, un enfant qui a un résultat de 55 fait partie des 45 % des meilleurs de sa tranche d’âge, 55 % des enfants de son âge réussissent moins bien.



Ce test évalue :


L’attention sélective :


* « Recherche dans le ciel » : il s’agit d’entourer toutes les paires de dessins identiques parmi des paires de dessins différents.


* « Carte géographique » : il faut entourer des signes sur une carte topographique. Il faut en trouver le plus possible en une minute. 



L’attention soutenue :


* « Coups de fusil » : il s’agit de compter des coups sonores sans compter sur ses doigts ou à haute voix.


* « Transmission de codes » : l’enfant entend des chiffres pendant plus d’un quart d’heure. A chaque fois qu’il entend deux fois le chiffre 5 à la suite, il doit me dire quel chiffre précédait les deux 5.

  

L’attention partagée :


* « Faire deux choses à la fois » : l’enfant doit entourer des cibles visuelles (épreuve « Recherche dans le ciel » qu’il a déjà passée) et en même temps compter les coups sonores (épreuve « Coups de fusil » qu’il a déjà passée aussi).


* « Ecouter deux choses à la fois » : l’enfant doit écouter des informations (genre journal télévisé), y repérer le nom d’un animal et en même temps, compter les coups de fusils (épreuve qu’il a déjà passée deux fois, seule ou associée).

 

Le contrôle attentionnel :


* « Les petits hommes verts » : l’enfant doit compter des petits personnages que je lui désigne du doigt sur un chemin. Lorsqu’il rencontre une flèche, il doit adapter sa façon de compter au sens de la flèche, après avoir prononcé le sens de comptage. Par exemple, il va dire « 1, 2, 3, 4,  A l’envers, 3, 2,  A l’endroit, 3, 4, 5, 6,  A l’envers, 5, 4 ».


* « Marche-Arrête » : l’enfant doit écouter des signaux qui lui indiquent qu’il doit barrer une trace de pas. Il barre ainsi un certain nombre de pas, nombre plus ou moins important selon les parties. Lorsqu’il entend le signal aussitôt suivi d’un autre plus fort, il doit stopper son geste et se retenir de tracer le dernier trait.


* « Mondes contraires » : l’enfant doit lire une suite de chiffres. Lorsqu’on est dans le monde à l’endroit, il doit désigner le chiffre qu’il voit (1 ou 2). Dans le monde à l’envers, il doit dire 1 lorsqu’il voit le 2 et inversement.



 

Le CMS est un test de mémoire qui s’adresse aux enfants de 5 à 8 ans (première partie) et de 9 à 16 ans (deuxième partie du test). Pour la plupart des épreuves, la mémorisation est évaluée aussitôt après la présentation des éléments à mémoriser puis en différé, une trentaine de minutes plus tard, pour vérifier la persistance en mémoire. 


* « Localisation de points » est une épreuve de mémoire spatiale.


* « Histoire » est une épreuve de mémoire auditive sémantique. Il s’agit de retenir et rappeler le plus d’éléments de deux très courtes histoires, dans l’immédiat et en différé. Enfin, une troisième partie consiste à répondre à des questions qui testent si l’enfant « reconnaît » des détails et des événements comme faisant partie ou non des deux histoires qu’on lui avait présentées.


* « Reconnaissance de visages » est une épreuve de mémoire visuelle.


* « Mots couplés » est une épreuve de mémoire auditive associative. Il s’agit de retenir des groupes de deux mots. Dans un premier temps, il s’agit de pouvoir dire à quel mot était associé le mot prononcé par l’examinateur. Ensuite, l’enfant doit rappeler le plus possible de groupes de deux mots. Les scores de ces deux parties d’épreuves donnent une note de rappel immédiat. La mémorisation est ensuite évaluée une demi-heure plus tard. C’est la note de rappel différé. Enfin, une dernière épreuve consiste à dire si oui ou non des groupes de deux mots faisait partie de la liste de l’épreuve initiale. C’est la note de reconnaissance différée.


* « Mémoire des chiffres » est une épreuve de mémoire immédiate et de mémoire de travail. Elle consiste à répéter des suites de chiffres dans l’ordre puis dans une deuxième partie de l’épreuve, en sens inverse.


* « Séquences » est une épreuve de concentration et de mémoire de travail. Elle consiste à réciter le plus vite possible des suites (alphabet dans l’ordre puis dans l’ordre inverse, les jours de la semaine et les mois de l’année dans l’ordre puis dans l’ordre inverse, les nombres de 0 à 40 en comptant de 4 en 4…).

 

D'autres épreuves sont facultatives.



Ces différentes épreuves permettent de calculer des notes pour chaque type de mémoire :

 

Mémoire visuelle immédiate

Mémoire visuelle différée

 

Mémoire verbale immédiate

Mémoire verbale différée

 

Mémoire générale 

 

Attention/concentration 

Apprentissage (mise en mémoire) 

 

Reconnaissance différée 



 

Le WCST, le Wisconsin Cards Sorting Test, le test de classement des cartes du Wisconsin est une épreuve qui évalue les fonctions exécutives en fonction de la capacité de l’enfant à choisir la bonne stratégie et à en changer lorsque cela devient nécessaire. Il s’agit de classer des cartes selon des critères qui ne sont pas énoncés explicitement et qui varient : même forme, même couleur ou même quantité de dessins. En fonction du commentaire de l’examinateur (« oui » ou « non » selon que le critère de classement est le bon), l’enfant doit trouver le critère adéquat. Lorsqu’il a classé les cartes correctement un certain nombre de fois, le critère de classement est modifié sans qu’il en soit prévenu. A lui de s’adapter pour comprendre que le classement a été modifié et découvrir le nouveau critère d’appariement.

  

 

L’EVAC est un test qui évalue si l’enfant a plus d’aisance avec le traitement séquentiel ou simultané. Il regroupe des épreuves de phonologie, d’inférences, de devinettes et de repérage spatial.


 

De très nombreuses épreuves complètent cet échantillon pour tester les compétences psychomotrices, l’écriture, le langage… et sont disponibles chez l’éditeur ECPA : http://www.ecpa.fr/default.asp


Pour commander certains tests strictement réservés aux psychologues, tels que le WISC, cet éditeur réclame une photocopie du diplôme de psychologue lors de la première commande.

 

Les épreuves de lecture et langage écrit

 

L’alouette consiste à faire lire un texte qui n’a pas de sens, en moins de trois minutes. Le texte contient des mots semblables à une lettre près, des distracteurs sur les côtés, sous forme de dessins qui induisent un mot alors que le texte contient un mot de forme proche. L’ancienne version du test permettait de calculer un âge lexique, c'est-à-dire qu’il était possible de dire par exemple qu’un élève à un niveau CE2 juin et un âge lexique de 8 ans et 11 mois. La nouvelle version du test permet d’analyser le type de fautes. Je trouve que l’ancien test était plus intéressant en psychologie scolaire. L’analyse du type d’erreurs intéresse davantage les orthophonistes. Il est de toute façon possible de repérer si l’enfant commet des erreurs de type visuel (confusions, oublis ou ajouts de lettres, inversions) ou de type phonologique (méconnaissance de correspondance graphie-phonie).

  

L’EFLE est disponible gratuitement sur le site du laboratoire Cognisciences de Grenoble. Deux textes sont proposés, afin d’avoir une deuxième version pour un retest. L’enfant doit lire un texte en une seule minute. Ce texte a un sens et raconte une histoire. En fonction du nombre de mots lus, on obtient un rang percentile, on sait que par exemple, l’enfant fait partie des 20 % de meilleurs (RP 80 : 80 % des enfants de son niveau de classe lisent moins bien que lui).


 

L’ODEDYS est une série d’épreuves réétalonnées et réunies par le laboratoire Cogniscience, également disponible sur leur site. Issues de tests d’orthophonistes (BALE, BELEC…), les épreuves de l’ODEDYS évaluent la lecture et l’orthographe de mots irréguliers, réguliers et pseudos-mots, l’attention visuelle, la phonologie, la mémoire de travail et le rappel.



Le laboratoire Cognisciences réunit des chercheurs de l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, des orthophonistes, des enseignants, des médecins scolaires (Malheureusement, le Docteur Zorman qui a tant fait pour ce laboratoire nous a quitté en 2012). Il est possible de trouver des outils gratuitement sur leur site. Le test utilisé par les médecins scolaires, le BSEDS, s’y trouve par exemple. http://www.cognisciences.com/rubrique.php3?id_rubrique=1


Les tests sont téléchargeables gratuitement sous le titre « Dernières ressources » à droite.

 

 

L'EPOCY, échelle de positionnement scolaire, est un test qui évalue le niveau des élèves en raisonnement mathématique, lecture et orthographe. Il permet de situer, de positionner l'élève : par exemple, niveau mi CM1 en maths, fin CE2 en lecture et début CM1 en orthographe.

 

Les tests projectifs et les questionnaires

 

Le CAT, Children Apperception Test est un test où l’enfant jeune doit raconter ce qu’il se passe sur des images présentant des animaux dans des positions anthropomorphiques. Il est prévu pour les enfants de 3 à 10 ans. Il permet de voir si l’enfant est préoccupé voire envahi par un thème récurrent (perte d’objet, peur de mourir, agressivité…).

 

Le TAT, Thematic Apperception Test est l’équivalent du CAT pour les adultes et les enfants plus âgés. Certains psychologues l’utilisent pour des enfants jeunes mais les images noires et blanches sont moins attrayantes et les scènes sont souvent tristes ou inquiétantes.

  

Le Rorschach est un test qui repose sur le récit produit à partir de tâches d’encre, noires ou colorées. Il peut s’adresser à des personnes de n’importe quel âge. En psychologie scolaire, il est peu judicieux de l’utiliser, à moins de l’avoir pratiqué longuement dans un autre service de psychologie antérieurement. Il demande beaucoup de temps pour coter et analyser les réponses et requiert une solide expérience pour le maîtriser.

 

Le Patte Noire ressemble un peu au CAT : l’enfant doit choisir et commenter des images qui mettent en scène des cochons. Ceux-ci peuvent être reconnus comme faisant partie d’une même famille : les deux parents, le frère et la sœur de Patte Noire. Les scènes sont assez évocatrices des problématiques de l’enfance : jalousie, colère envers les parents, sentiments d’abandon ou autres conflits. Il existe une version avec des moutons, pour les enfants musulmans.

 

L’échelle composite de dépression pour enfants, le MDI-C se présente sous la forme d’un questionnaire que l’enfant de 8 à 17 ans lit et complète seul. C’est une échelle très intéressante pour vérifier si l’état de l’enfant est vraiment préoccupant et connaître ses points de fragilité : est-il plutôt anxieux, triste, découragé, mécontent de ce qu’il est ou se sent-il trop seul… Il existe l’équivalent pour évaluer l’anxiété, le R-CMAS, pour les enfants de 6 à 19 ans.

 

Les dessins

 

Le dessin du bonhomme permet de se faire une idée de la perception du schéma corporel de l’enfant et de son degré de développement. Goodenough avait mis au point une grille de cotation destinée à calculer l’âge de développement mais elle n’est plus trop d’actualité.

 

Le dessin d’une famille révèle le ressenti de l’enfant par rapport à sa famille : harmonie, fuite, colère… Certains enfants qui se sentent étouffés, mal aimés ou emprisonnés dans des conflits de loyauté, peuvent dessiner une famille d’extraterrestres, d’animaux, de citrouilles… Il est possible soit de demander à l’enfant de dessiner sa famille soit de lui demander une famille « qu’il connaît ou qu’il invente », ce qui lui laisse plus de liberté pour représenter et commenter les membres de sa famille (car il est toujours possible de retrouver les membres de sa propre famille dans ces familles inventées).

 

Les dessins des pays de la peur et de la joie permettent de voir comment l’enfant compose avec ces deux émotions opposées. Il faut donner d’emblée les deux feuilles et les deux consignes en demandant d’abord le pays de la peur, afin de voir si l’enfant passe facilement de la peur à la joie ou s’il reste des éléments de la peur dans le dessin du pays de la joie. Chez un enfant angoissé, il n’est pas rare qu’il fasse allusion au pays de la peur lorsqu’il raconte son dessin du pays de la joie, ou qu’il dessine un pays de la joie peu rassurant ni joyeux.



Autres tests à partir de dessins : D10, Route qui mène à la maison… Chacun peut être instructif.

 

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